La pluie ne tombait pas dans la vallée ; elle stagnait, telle une étoffe grise et froide qui s’accrochait aux pierres irrégulières du domaine ancestral. À l’intérieur de la maison, l’air était imprégné d’encens rance et d’une odeur métallique d’argent non poli. Zainab était assise dans un coin du salon ; son univers était une tapisserie de textures et d’échos. Elle reconnut le craquement précis du plancher qui annonçait l’arrivée de son père : un bruit sourd et régulier, comme le poids d’un homme qui voyait sa propre lignée comme un monument en ruine.